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Mise en place de PLUVALOR

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Les considérations développées ici ne sont valables que pour ceux qui optent pour le système PLUVALOR. Elles diffèrent sur un certain nombre de points des positions des techniciens de l'eau ainsi que des recommandations des commerçants du matériel de traitement de l'eau. Ces avis et opinions et doivent donc être lues et écoutés avec un esprit critique – tout comme le contenu de ce site. L'usage du système PLUVALOR relève plus d'une approche philosophique qu'une option technique.

A contrario, le lecteur est invité à lire les communications des techniciens de l'eau attachés aux sociétés distributrices avec le même esprit critique. Rappelons qu'un technicien engagé et payé par une société se doit de défendre les intérêts matériels ou les politiques officielles de son employeur. Il ne peut, en aucun cas dénigrer le produit vendu par sa société.

Les remarques exposées ici, concernant les aspects légaux de l'utilisation de l'eau doivent être considérées comme un avis de citoyen en matière de politique de l'eau. Le choix d'opter pour le système PLUVALOR est une décision raisonnée personnelle qui devrait rigoureusement relever du domaine privé.

Première publication du texte de la présente page sur www.eautarcie.com : 2003

Adaptation du texte original et première publication de la présente page sur www.eautarcie.org : 2009-09-04

Mise à jour : 2015-07-16


L'eau à usage non alimentaire

L'eau de qualité inoffensive

Dans la vie courante, nous absorbons tous les jours de l'eau et des aliments contenant bien plus de bactéries réputées pathogènes que celles contenues dans une eau de qualité inoffensive. La dernière eau de lavage d'une salade verte vendue dans le commerce contient plus de bactéries pathogènes qu'une eau de qualité inoffensive.Exiger la conformité légale de l'eau pour tous les usages est une position scientifiquement incohérente. Ce qui ne signifie évidemment pas qu'il faille boire n'importe quoi. Entre l'hygiénisme inconditionnel qui veut éliminer de notre entourage tout ce qui vit et le manque total de propreté se trouve la voie d'or du milieu: l'adaptation de la qualité de l'eau aux usages.

Le sixième principe de la gestion durable de l'eau est l'adaptation de la qualité de l'eau aux usages. Il n'est pas raisonnable de vouloir utiliser de l'eau potable pour tous les usages. En fait, nous n'avons besoin que de 3 à 5 litres d'eau de haute qualité par jour par personne pour l'alimentation. Pour les autres usages, y compris l'hygiène personnelle, une eau de moindre qualité convient. Dans le système PLUVALOR, c'est ce que nous appelons «eau de qualité inoffensive», mais non potable dans le sens légal du terme.

Il est important d'insister sur le fait que la «qualité inoffensive» n'est pas un concept légal. Il s'agit d'une proposition à débattre au niveau scientifique et surtout politique. Actuellement (2009) on «découvre» miraculeusement ce concept sous le nom de «l'eau hygiénique au robinet» comme étant un des «nouveaux paradigmes de la gestion de l'eau» (c'est un premier tout petit pas vers les paradigmes de la gestion réellement durable de l'eau, tel qu'exposé au chapitre sur les principes de l'assainissement écologique). Or, lors du lancement du système EAUTARCIE, au début des années 1990, j'ai proposé la notion de «l'eau de qualité inoffensive» pour ne rencontrer que l'hostilité de la part des techniciens de l'eau et aussi de la part d'une proportion importante du public. Dès le début, lorsqu'au cours de mes conférences, j'ai parlé de la possibilité de distribuer de l'eau de qualité inoffensive au robinet et d'encourager la production distincte d'eau potable par filtration domestique, on m'a pris pour un illuminé dangereux.

Lorsque l'eau de qualité inoffensive est produite au départ de l'eau de la citerne, ses qualités physicochimiques seront parfaites, mais on y observera la présence de quelques centaines de bactéries banales et parfois quelques dizaines de bactéries de contamination fécale (coliformes, streptocoques) par 100 ml. En se basant sur la pratique quotidienne de centaines de milliers de ménages depuis des années, l'absorption accidentelle de cette eau ne porte pas de préjudice à la santé. Le système immunitaire d'une personne bien portante maîtrise parfaitement cet apport de bactéries. Je dirais même, pour le maintien en bon état, notre système immunitaire a besoin de la présence stimulante de ces bactéries pathogènes. Même en admettant les risques pour la santé (ce qui est encore à prouver scientifiquement), ceux-ci sont très faibles, puisque cette eau ne sert pas pour l'alimentation ni pour la boisson. Les nourrissons lavés avec une telle eau se comptent -rien qu'en Belgique- par centaine de milliers et ne semblent pas être pour autant en moins bonne santé que les autres.

D'une manière générale, nous proposons qu'une eau de qualité inoffensive s'apparente à celle des eaux naturelles réservées pour la baignade. On pourrait, par exemple, fixer les limites à des valeurs admissibles pour les eaux de baignade naturelles.

De plus, l'eau de pluie naturellement douce assure un confort inégalé par l'eau de ville pour l'hygiène personnelle. En fait, celui ou celle qui n'a jamais pris son bain ou sa douche dans de l'eau de pluie ne connaît pas le plaisir de l'usage d'une eau naturellement douce, qui n'agresse pas la peau et ne sent pas le chlore. Par ailleurs, la douceur naturelle de l'eau de pluie de qualité inoffensive permet la réduction de la consommation de savons, poudres à lessiver, liquide à vaisselle, etc. pouvant atteindre 80%. Par la même occasion, l'achat d'un adoucisseur d'eau devient inutile. Du même coup, ses frais de fonctionnement et la pollution saline qu'il rejette disparaissent. L'absence de calcaire dans l'eau prolonge la vie des appareils électroménagers et aussi celles des robinets. L'utilisation de l'eau de pluie à des fins non alimentaires réduit d'une façon importante la pollution des eaux, en réduisant la nocivité et la masse des rejets polluants.

Pour continuer la lecture, aller au chapitre sur L'eau biocompatible ou bonne à boire.

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