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Remarque : Les considérations développées ici ne sont valables que pour ceux qui optent pour le système PLUVALOR.

Première publication du texte de la présente page sur www.eautarcie.com: 2003 (date approximative)

Adaptation du texte original et première publication de la présente page sur www.eautarcie.org : 2009-09-09

Mise à jour : 2015-09-19



Entretien et utilisation de citerne

Entretien de la citerne

Au fil de l'usage, de la boue se dépose au fond de la citerne. Cette boue provient des impuretés solides (poussières de l'air, mousses du toit, etc.). Dans la majorité de cas, elle ne présente aucun inconvénient. Quand la quantité de boues est trop élevée, une fermentation anaérobie peut provoquer l'apparition d'une odeur et d'une couleur jaunâtre dans l'eau. Dans la majorité des cas, une aération de l'eau à l'aide d'un diffuseur de bulles relié à un aérateur d'aquarium ou à un aérateur d'étang vient à bout de ce problème en quelques jours. Si l'odeur devait persister, il faut procéder à l'entretien complet de la citerne.

L'entretien complet

Sauf en cas d'urgence, on attend la période sèche de l'année quand le niveau de l'eau est bas dans la citerne de stockage.On commence toujours par le nettoyage de la citerne de décantation qui reçoit les eaux du toit. L'eau contenu dans cette citerne servira évidemment au nettoyage des parois. Les eaux résiduaires sales seront évacuées et jetées. Avant l'entretien de le citerne de stockage, l'eau de celle-ci sera transférée dans la citerne de décantation déjà propre. Grâce à cette mesure, nous ne «tomberons pas à sec» en attentant l'averse suivante.

A l'aide d'une pompe vide-cave placée au point le plus base, ou mieux dans le puisard de la citerne, on évacue l'eau résiduaire. Au départ, on laisse au fond environ 10 à 15 cm d'eau qui servira au premier nettoyage, plus grossier. Une partie de l'eau évacuée sera stockée dans des récipients ou des seaux pour terminer le nettoyage de la citerne. Les parois sont alors brossées avec une brosse dure (dite «chiendent»). On peut également utiliser un nettoyeur à haute pression (dit «Kärcher»). Dans ce cas, il est inutile de laisser un fond d'eau dans la citerne. Les eaux sales sont alors évacuées en plaçant la pompe vide-cave dans le puisard. Pendant l'évacuation des eaux sales, on racle le fond de la citerne vers le point bas, à la manière de nettoyer un sol de carrelage (cuisine ou salle de bains). C'est la raison pour laquelle, je conseille de carreler le fond, mais uniquement le fond de la citerne. On termine l'entretien avec un rinçage à l'eau propre, mise en réserve lors de l'évacuation de la citerne. Pour cela, l'eau de ville convient également (lorsqu'on en a). L'eau de rinçage est aussi évacuée. Après le nettoyage de la citerne de stockage, à l'aide de la pompe vide-cave, on y transfert l'eau précédemment mise en réserve dans la citerne de décantation. On évite ainsi une rupture dans l'approvisionnement en eau.

La fréquence des entretiens

La fréquence des entretiens varie d'une installation à l'autre. Il n'est pas possible de proposer une fréquence donnée. L'entretien sert à enlever les boues qui finissent par s'accumuler dans le fond. La vitesse à laquelle les boues s'accumulent dépend de la pollution atmosphérique du lieu en ce qui concerne la poussière, de la nature du toit, de la qualité de l'installation en amont de la citerne de stockage. (Les parois sont également couvertes d'une couche gluante de bactéries formant un biofilm.)

Un bon filtre de sable placé ou d'un filtre à panier (avec son panier)entre la descente de la gouttière et la citerne de décantation retarde fortement la formation des boues. Heureusement, dans la majorité des cas, une bonne citerne de décantation munie d'un trop-plein empêchant le passage des surnageant suffit.

Je connais des installations non entretenues depuis plus de vingt ans qui fonctionnent parfaitement, tandis que d'autres nécessitent un nettoyage tous les deux ans. Une bonne indication est l'apparition des odeurs au niveau des robinets. Si ces odeurs ne sont pas maîtrisées par une aération (aérateur d'aquarium) de quelques jours (maximum 10 à 15 jours), l'entretien s'impose. Attention, les odeurs peuvent aussi apparaître avec un filtre colmaté placé en aval du groupe hydrophore.

Le problème de l'eau de Javel

Ce qu'il faut éviter, c'est l'introduction de l'eau de Javel dans la citerne. Lire à ce sujet le chapitre consacré au chlore.

Dans l'eau stagnante d'une citerne, et surtout dans les boues de fond, un nombre très important de bactéries - inoffensives dans leur écrasante majorité - vivent et, avec le biofilm des parois, confèrent à l'eau un équilibre biologique qui varie d'une saison à l'autre. Comme le vin dans les fûts d'une bonne cave, l'eau de la citerne «vit» et change au fil des saisons. L'introduction d'un biocide comme l'eau de Javel perturbe gravement cet équilibre. Le chlore de l'eau de Javel tue indistinctement toutes les bactéries, qui éclatent et libèrent leur matériel génétique (et leurs endotoxines) dans l'eau. Le milieu ainsi rendu oxydant est favorable au développement des virus bactériophages qui se nourrissent précisément du matériel génétique des bactéries tuées. A moins de produire son eau potable par osmose inverse, ces virus bactériophages traversent les filtres et pourraient se retrouver dans l'eau potable. Après leur absorption, à l'intérieur des cellules de notre organisme, ces virus peuvent subir des mutations et produire des souches pathogènes. Le milieu, rendu oxydant par le chlore, favorise ce processus en diminuant l'activité électronique des liquides à l'intérieur de notre organisme. D'une manière générale, le chlore, aussi bien par ingestion que par usage externe, déprime le système immunitaire.

Les nourrissons et les enfants en bas âge sont particulièrement sensibles au chlore. Lors du passage de l'eau de ville vers l'usage de l'eau de pluie, de nombreuses familles ont observé une diminution, voire la disparition des affections allergiques. Pour un nourrisson, le bain quotidien dans de l'eau désinfectée au chlore est loin d'être un cadeau... Pour améliorer la qualité de l'eau de ville, le placement d'un simple filtre au charbon actif en amont du robinet réservé à l'eau du bain du bébé apporte une amélioration.

Dans des cas exceptionnels, on peut cependant avoir recours à l'eau de Javel pour nettoyer une citerne, surtout si celle-ci a contenu précédemment des eaux usées, du fumier ou du purin. Lors de la récupération d'anciennes fosses septiques ou des fosses à purin pour en faire une citerne à eau de pluie, il est préférable de les désinfecter et y placer un enduit bien lisse à base d'un mortier riche en ciment. Le nettoyage d'une citerne se fait de la même manière que l'entretien décrit plus haut.

Le problème des odeurs de l'eau de citerne

Dans certains cas, l'eau de citerne utilisée dans la maison prend une coloration jaunâtre, généralement accompagnée d'une odeur désagréable. Heureusement, il s'agit d'un problème relativement rare, mais il vaut mieux connaître les sources de celui-ci.

Un approvisionnement discontinu de la citerne

Le renouvellement de l'eau dans la citerne est un des facteurs de prévention des odeurs. Dans la majorité de cas où l'on a une odeur, l'utilisation de l'eau de pluie n'aura pas été continue.

Ce problème peut surgir dans les maisons de vacances ou dans les maisons qui ne sont pas habitées toute l'année.

Lorsque le système PLUVALOR ne fonctionne pas pendant plusieurs semaines, voire des mois, lors de la remise en marche du système, des odeurs peuvent apparaître. Dans ce cas, on prélève un verre d'eau directement dans la citerne et on l'examine en «sentant» son odeur. Dans la majorité des cas, il n'y a pas d'odeur. Celle-ci, constatée à la remise en marche, provient tout simplement des bactéries anaérobies qui se sont développées dans les canalisations et dans le réservoir de la pompe non utilisés. Le problème est résorbé en laissant couler quelques centaines de litres d'eau, en ouvrant tous les robinets de la maison. Si l'odeur persiste, on met en marche l'aérateur d'aquarium. En cas d'absence d'odeur, il faut arrêter l'aérateur.

Certains raccordent l'aérateur d'aquarium à un interrupteur programmable et aèrent leur citerne tous les jours pendant une demi-heure ou une heure. Il est préférable de faire cette aération au début de la nuit. La montée des bulles met en suspension une partie des boues et provoque le colmatage prématuré des filtres. Après le fonctionnement de l'aérateur, les boues mises en suspension se déposent au fond après quelques heures.

Un de nos correspondant a signalé l'apparition d'une odeur tenace, suite à l'introduction de l'eau de ville dans la citerne à eau de pluie. Il semblerait que l'origine de l'odeur est le bouleversement des équilibres bactériens entre l'eau et le biofilm sur les parois. Cette hypothèse est encore à confirmer.

Les boues de décantation

Les boues du fond de la citerne constituent une source possible d'odeurs. On limite leur quantité par un nettoyage régulier des gouttières: au moins deux fois par an, surtout après la chute des feuilles et au printemps. Dans les régions poussiéreuses, un entretien complet de la citerne est souhaitable tous les deux à cinq ans.

L'odeur dans la citerne trouve son origine dans les fermentations anaérobies dans les boues. Les bactéries responsables de ces fermentations meurent en présence d'air. Pour les tuer - et faire cesser les odeurs ainsi que faire disparaître la couleur jaunâtre de l'eau - on utilise généralement un aérateur d'aquarium ou un autre système d'aération dont le diffuseur de bulles sera placé à une profondeur telle que les bulles puissent encore sortir. En cas de problème, on fait fonctionner l'aérateur 24heures/24 pendant une ou deux semaines. Si l'odeur ne disparaît pas, l'entretien complet de la citerne s'impose. Dans des grandes citernes (supérieures à 30 m³), un aérateur d'aquarium peut s'avérer insuffisant. Dans ce cas, on y placera un aérateur à plateau vendu par les entreprises qui commercialisent des mini-stations d'épuration. Une solution nettement moins coûteuse consiste à récupérer le compresseur d'un frigo hors d'usage et de l'utiliser pour alimenter un grand diffuseur d'air. Ce dernier peut être un entonnoir fermé par une feuille de caoutchouc percée d'un grand nombre de petits trous. Le bec de l'entonnoir étant raccordé au compresseur. Le diffuseur d'air ainsi bricolé doit évidemment être lesté pour être maintenu au fond de la citerne.

Le chauffe-eau domestique

Une autre source d'odeur potentielle se trouve dans le chauffe-eau classique (soit un réservoir de stockage d'une capacité entre 125 et 250 litres, chauffé au gaz ou avec des résistances chauffantes). Si la température de l'eau n'y est pas constamment au-dessus de 50 degrés, des colonies de bactéries anaérobies peuvent se développer dans l'échangeur de chaleur et conférer à l'eau chaude une odeur désagréable et une coloration jaunâtre. Ces bactéries sont absolument inoffensives pour la santé, mais l'odeur de l'eau peut devenir très gênante. Ce problème est plus fréquent dans le cas des chauffes-eau solaires.

Il faut donc veiller à ce que la température de l'eau soit toujours au-dessus de 50 degrés dans le chauffe-eau. Afin d'empêcher le développement des bactéries par un abaissement de la température suite à une sollicitation importante du chauffe-eau, on peut monter la température de l'eau à 70 degrés pendant 24 heures, une fois par semaine.

Les toits inadaptés

Certains revêtements en matières synthétiques comme les toits plats en goudron et en bitume («Derbigum» et autres membranes bitumineuses, membranes multi-plis («roofing»), et autres membranes en matériaux polymériques) confèrent à l'eau une odeur de plastique, de caoutchouc ou de goudron. On signale qu'après quelques années, ces toits finissent par se stabiliser et ne donnent plus d'odeurs, sauf éventuellement avec les pluies qui tombent sur un toit surchauffé par le soleil. Les odeurs provenant des matériaux du toit, ne peuvent pas être maîtrisées par une aération de la citerne. On peut les faire disparaître (solution plutôt onéreuse) à l'aide d'un filtre de charbon actif de grande capacité. On en trouve dans le commerce plusieurs modèles. En raison de la saturation plus ou moins rapide du filtre, son remplacement régulier s’impose, ce qui implique des dépenses supplémentaires. Renseignez-vous chez un fournisseur de matériel de filtration pour connaître le coût d'une telle opération.

Des cadavres d'animaux dans la citerne

Une odeur de cadavre (tout à fait différente de celle des fermentations anaérobies) dans la citerne indique la présence d'animaux morts noyés dans l'eau. Un oiseau mort peut, par exemple, passer de la gouttière dans la citerne. Les rongeurs (souris, mulots, rats), mais aussi les grenouilles ou des crapauds ont aussi une fâcheuse tendance à venir se noyer dans la citerne. Il faut donc veiller à ce que ces animaux ne puissent jamais s'y introduire. On placera une grille dans la gouttière, et une autre à l'entrée du tuyau de descente. Il faut aussi une grille (de préférence métallique) sur le trop-plein de la citerne. Les portes d'accès à la citerne (trappe) doivent également être à même d'empêcher l'introduction des animaux.

En cas de présence d'animaux morts dans la citerne, l'eau doit être jetée et la citerne nettoyée à fond. Eu égard aux effets de l'eau de Javel sur les bactéries naturelles d'une citerne, il est préférable de n'utiliser ce désinfectant qu'en cas d'extrême contamination. Afin d'éliminer le chlore, après désinfection, il faut rincer abondamment les parois et le fond de la citerne avec de l'eau propre et évacuer celle-ci.

Plusieurs usagers m'ont déjà signalé ce type d'accident, qu'ils n'ont vu que des mois après l'introduction de l'animal qui s'était noyé. Heureusement, le système de microfiltration ou d'osmose inverse délivre une eau absolument saine, même au départ d'une citerne gravement contaminée. Le danger éventuel vient des douches et des bains par absorption accidentelle d'eau non rendue potable. Il s'agit cependant d'un danger tout à fait théorique. Dans la pratique, le développement des bactéries pathogènes est progressif et laisse le temps à l'organisme des usagers à développer une immunité vis-à-vis de ces bactéries. Ce n'est, malheureusement pas le cas des visiteurs qui, de ce fait, courent un risque certes faible, mais non nul.

Pour continuer la lecture, passer au chapitre sur La filtration de l'eau de pluie

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