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Valorisation de l'Eau de Pluie
Valorisation intégrale d'eau de pluie

Qualité d'eau de pluie

Eau à usage non alimentaire

Eau biocompatible

Les eaux hydrogénées

Sur la notion du rH2

Chlore et irradiation UV

Mise en place de PLUVALOR

Entretien et utilisation de citerne

Systèmes de filtration

Système PLUVALOR dans le commerce

Recherche d'un terme
sur le site eautarcie.org 
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En utilisant l'eau de pluie, on devient son propre fournisseur d'eau avec toute la responsabilité que cela comporte.

Pour voir des maisons en « EAUTARCIE », cliquez ici.

Il est instructif de lire un témoignage venant d'Andalousie (Espagne) sur les bienfaits de l'Eautarcie en région sèche.

Pour voir le schéma général d'un système PLUVALOR, cliquer ici.

Pour voir le schéma général d'un système TRAISELECT, cliquer ici.

Première publication du texte de la présente page sur www.eautarcie.com : 2003

Adaptation du texte original et première publication de la présente page sur www.eautarcie.org : 2009-08-31

Mise à jour : 2016-12-19


La valorisation intégrale d'eau de pluie

Résumé

Force est de constater que le système PLUVALOR décrit dans ces pages, ou la valorisation intégrale de l'eau de pluie, constitue une catégorie à part dans les systèmes proposés aussi bien par les spécialistes de l'eau que par les commerçants. Dans l'esprit de tous, on récupère l'eau de pluie pour économiser l'eau de ville et, par la même occasion, diminuer sa facture d'eau. C'est le seul l'objectif de tous les autres systèmes proposés. Le système PLUVALOR atteint évidement cet objectif, mais sa finalité principale est différente. Celle-ci se résume en une seule phrase : la protection de la santé de la famille, par la prévention des maladies – parfois graves.

C'est la raison pour laquelle, avant d'entreprendre les travaux d'installation, le maître d'ouvrage a intérêt à lire les chapitres dont les liens se trouvent côté gauche supérieur de cette page. Il est intéressant de lire, entre autres, les chapitres consacrés à la qualité de l'eau de pluie, la description de l'eau à usages non alimentaires et les informations concernant les effets de la désinfection chimique et l'irradiation de l'eau sur la santé. Sur base de ces informations, le lecteur est à même d'opter pour le système PLUVALOR ou rester sur la conception classique qui restreint l'usage de l'eau de pluie pour la chasse du WC, l'arrosage du jardin et les nettoyages. Dans ces dernier cas, il est préférable de s'adresser à des commerçants qui vendent des systèmes classiques. Soit dit en passant : dans ce cas il faudra ouvrir largement son portefeuille, car les systèmes classiques coûtent plus cher que les solutions décrites dans nos pages

Il y a donc au départ une révision de nos conceptions sur la qualité de l'eau et les relations qui existent entre celle-ci et les différents usages. L'acceptation de ce principe est la base de votre décision pour le système PLUVALOR. Dans la pratique, cela signifie que dans une maison équipée de ce système il n'y a qu'un seul robinet (généralement installé à la cuisine) qui délivre de l'eau de qualité potable destinée à la boisson et la cuisson des aliments. Cela représente environ 5 litres par jour par personne. Certains utilisent encore cette eau pour le bain du bébé, les soins de beauté et des cheveux. La qualité de cette eau n'est comparable qu'à celle des meilleures eaux minérales du commerce. Son prix de revient peut varier entre 3 et 6 euro-centimes le litre. Pour tous les autres usages – y compris le lavage des légumes et l'hygiène personnelle – les autres robinets délivrent de l'eau de qualité inoffensive qui peut ne pas répondre aux normes pour l'eau potable. Néanmoins, son absorption en petites quantités (quelques verres) ne porte aucune préjudice à la santé.

Une fois la décision prise, vous pouvez passer à la lecture du chapitre plus technique sur la mise en place du système PLUVALOR.


En France, le placement de ce système est interdit par les lois en vigueur. L'eau consommée dans les ménages doit y répondre aux normes pour l'eau potable quel qu'en soit l'usage qu'on en fait. En Belgique, il y a une autre conception : il n'y a pas d'obligation légale à se raccorder au réseau de distribution d'eau. En France, la responsabilité du fournisseur d'eau s'étend jusqu'à la sortie du robinet du consommateur. En Belgique, cette responsabilité s'arrête au niveau du compteur d'eau. La différence est de taille, car la qualité de l'eau consommée n'y relève plus de la compétence des autorités. Contrairement à la législation française, celle de la Belgique respecte la vie privée et admet le principe suivant lequel chacun a le droit de devenir son propre producteur d'eau potable, sans restrictions. La qualité de l'eau qui se trouve dans son verre chez soi relève de la vie privée. Tel n'est pas le cas en France où, dès le moment où l'usager décide d'utiliser une autre source que l'eau de distribution (par exemple l'eau de pluie), les fonctionnaires ont le droit – et le devoir – de contrôler la conformité de l'eau qui se trouve dans son verre chez lui.

PLUVALOR n'est donc pas un système commercial que l'on place « clé sur porte ». En cas de construction d'une nouvelle maison, vous avez donc intérêt à inviter votre architecte à étudier le chapitre décrivant cette technique. (Notre petite équipe de bénévoles est à votre disposition pour répondre à vos questions éventuelles qui se posent après lecture de nos pages.) Dans tous les autres cas, le système peut être mis en place avec le concours d'un entrepreneur qui place des citernes et celui d'un bon plombier. En Belgique, il y a au moins une entreprise (publicité gratuite) qui accepte son placement « clé sur porte ». Il semblerait que des Français ont aussi recours à ses services.

Préambule

Le pourtour de la Méditerranée et les régions côtières de la Mer du Nord nous donnent une idée de l'avenir qui nous attend en matière d'approvisionnement en eau. Les zones en Europe dans lesquelles on extrait plus d'eau des nappes phréatiques que celle qui s'infiltre des précipitations s'étend de plus en plus. Dans les régions sèches, les puits et les forages finissent par se tarir, tandis que sur les côtes de la Mer du Nord, l'eau salée pénètre de plus en plus loin sous les terres.

Quant aux autres régions, la pollution diffuse atteint progressivement les réserves d'eau les plus profondes. Actuellement (2015), il n'est malheureusement pas exagéré d'affirmer que l'eau de pluie est la seule ressource d'eau de bonne qualité dans la nature, facilement disponible pour tous.

La valorisation intégrale de l'eau de pluie est donc une option qu'il convient d'examiner avec attention. Il est regrettable que la législation de plusieurs pays européens se cantonne à une utilisation très limitée de cette ressource pourtant des plus intéressantes. Réduire l'utilisation de l'eau de pluie aux WC et au jardin contribue à retarder la prise de conscience du public et des décideurs politiques à propos de la gestion réellement durable de l'eau.

D'un autre côté, nous devons dire qu'en dépit du fait que même l'écrasante majorité des spécialistes n'en ont pas encore conscience : l'état de nos réserves d'eau est directement liée à la gestion correcte de la biomasse sur la terre (voir les chapitres sur l'assainissement écologique) et, par voie de conséquence, au traitement des eaux usées issues des habitations. La récupération de l'eau de pluie n'est qu'un des aspects de la gestion durable de l'eau dans le monde.

La collecte de l'eau de pluie

Il est intéressant de noter que la Région Bruxelles-Capitale, par l'intermédiaire d'une ASBL, fait la promotion de la valorisation de l'eau de pluie. Le site internet de l'association « Le Centre Urbain asbl » expose trois options pour l'eau de pluie:

Option minimale qui restreint l'utilisation de l'eau de pluie à l'arrosage, aux nettoyages, les lessives et pour la chasse d'eau des WC. Cette option suppose le dédoublement de la tuyauterie dans l'habitation ; l'IBDE (Intercommunale Bruxelloise de Distribution d'Eau) exige des conduits de distribution séparés pour l'eau de ville et l'eau de pluie.

Option intermédiaire qui étend son usage à la vaisselle et à l'hygiène personnelle, en réservant toutefois quelques robinets d'eau de ville pour la boisson et la cuisine. Dans ce cas, afin de réserver l'eau de pluie de haute qualité aux usages plus nobles, on conseille le raccordement des WC à l'eau de ville à titre permanent.

Dans l'option intégrale, l'eau de pluie sert aussi pour la boisson et la cuisine. Dans les faits, c'est le système PLUVALOR décrit ici. Dans ce cas, vous devenez votre propre fournisseur d'eau potable, avec toute la responsabilité que cela comporte.

Il faut aussi savoir qu'en Belgique, plus de 750 000 personnes utilisent l'eau de pluie depuis des années pour l'hygiène personnelle, dont plus de 100 000 pour l'alimentation.

Le système PLUVALOR

PLUVALOR est l'abréviation de VALORisation de l'eau de PLUie. Le mot PLUVALeur suggère une augmentation de la valeur de l'habitation où ce système est installé, l'eau de pluie étant de l'OR bleu.

Le système PLUVALOR n'est pas un système manufacturé du commerce, mais est plutôt un concept accessible à tous [1]. Il diffère des autres systèmes de valorisation de l'eau de pluie, principalement sur des aspects techniques, mais aussi à cause de son approche holistique à la gestion durable de l'eau. Le système PLUVALOR fait partie intégrante du concept de l'EAUTARCIE, qui est une approche scientifique et pratique de l'assainissement écologique.

[1]
Une des premières publications du système de PLUVALOR et TRAISELECT a vu le jour en 1993 sous le titre « Les petites gouttières font les grandes rivières » édité par EDEN à Nassogne en Belgique. La seconde édition a paru en juin 1994 avec le soutien du Département des Ressources naturelles – Service Environnement de la Province de Luxembourg et du Ministère de la Région wallonne – Service de l'Éducation permanente.

Dans son numéro de novembre-décembre 1992, la revue La Tribune de l'Eau (Éditions CEBEDEAU) a publié l'article de Joseph Országh intitulé Approche systémique du problème de traitement des eaux usées domestiques. Dans cet article se trouvent résumés les grands principes de l'assainissement écologique et le système d'épuration TRAISELECT.

La revue « La Vie Naturelle » (Paris) a publié le dossier PLUVALOR dans son numéro de février 1993 sous le titre « La pluie: eau pure des nuages ». Par après d'autres dossiers rédigés par Joseph Országh ont vu le jour, notamment en juin 1998 sur l'eau biocompatible, en février 2001 un article intitulé: « L'eau de pluie: une solution durable pour l'eau alimentaire. »

Entre 1993 et 1998 les Amis de la Terre Belgique a publié plusieurs dossiers rédigés par Joseph Országh sur la valorisation de l'eau de pluie suivant le système PLUVALOR et le traitement des eaux usées par le système TRAISELECT.

De même, Nature & Progrès Belgique, dans sa revue a publié une série d'articles traitant les mêmes sujets et rédigés par Joseph Országh, entre 1993 et 2004.

La publication la plus complète du concept de l'EAUTARCIE a vu le jour en 1996 écrit par Joseph Országh et Palcal LOR, PLUVALOR & TRAISELECT, Introduction à la gestion écologique de l'eau dans la maison. Paru en 1996 aux éditions Enviroways P&I en Belgique. Les trois éditions de ce livre ont été commercialisées jusqu'en mars 2002 par l'Université de Mons-Hainaut. Par après, des copies des textes de ce livre ont circulé dans les milieux des environnementalistes, enregistrés sur CD.

Mes recherches sur la valorisation de l'eau de pluie ont démarré au début des années 1970 à l'Université Nationale de Zaïre en Afrique. Ces recherches ont été finalisées à l'Université de Mons-Hainaut en Belgique. Les analyses de l'eau de pluie ont vite révélé le fait que tout au long de son cycle naturel, c'est au moment où l'eau tombe du ciel qu'elle est (et de loin) la plus propre. Et cela, en dépit de la pollution atmosphérique.

L'acidité naturelle, dû au CO2 de l'air, est plutôt un avantage pour les usages ultérieurs. En effet, les matériaux choisis pour la citerne neutralisent cette acidité et pendant la neutralisation, l'eau se charge légèrement en sels minéraux utiles. Dans une bonne citerne, nous avons donc à notre disposition une eau chimiquement neutre, faiblement minéralisée et naturellement douce (contenant très peu de calcaire). Au point de vue chimique, c'est une matière première idéale pour la préparation de l'eau potable. Pour cela, il suffit d'en éliminer les bactéries par une filtration appropriée. Une citerne construite suivant le principe de PLUVALOR est la reconstitution artificielle d'une cavité rocheuse naturelle dans laquelle l'eau se conserve très bien.

L'eau de pluie récupérée, stockée et filtrée suivant le système PLUVALOR convient à tous les usages domestiques y compris et avant tout pour la boisson. D'une manière générale, la qualité de l'eau de pluie ainsi traitée est de loin supérieure à celle de la plupart des eaux de distribution. Les systèmes recommandés partout ont, comme finalité, les économies d'eau de ville grâce à l'utilisation de l'eau de pluie. Sur ce point le système PLUVALOR diffère de tous les autres. Sans nier la possibilité de cette économie, les finalités sont différentes :

  1. La sauvegarde de la santé de l'usager, grâce à l'utilisation d'une eau chimiquement non désinfectée. Les enfants sont particulièrement sensibles aux effets néfastes de la désinfection de l'eau avec le chlore.

  2. Assurer un confort hydrique supérieur. L'utilisation d'une eau non chlorée, naturellement douce et très pure rend les douches et les bains plus agréables. Dans l'eau douce la cuisson des aliments (comme les haricots et les viandes par exemple) est plus facile. Le goût des tisanes, celui du thé, du café et des boissons préparées est largement supérieur.

  3. Economiser des produits pour la lessive, vaisselle et les nettoyages. L'absence d'excès de calcaire dans l'eau de pluie rend les vaisselles étincelantes sans le moindre produit adoucisseur. L'absence totale de dépôts de calcaire prolonge la vie des appareils électroménagers et celle des robinets.

  4. La valorisation intégrale de l'eau de pluie réduit la pression sur les réserves d'eau naturelles. La réduction des quantités de détergents réduit aussi la charge polluante des eaux usées rejetées.

Il y a aussi un renversement des priorités dans l'utilisation des différentes ressources en eau. Dans les systèmes recommandés par les autres, l'eau de pluie sert pour les chasses des WC, arroser le jardin, les nettoyages et éventuellement pour la lessive. Dans le système PLUVALOR, ce n'est pas l'eau de ville qu'on s'efforcera d'économiser, mais l'eau de pluie.

Quand le toit de la maison est trop petit

Si le toit de l'habitation est trop petit pour couvrir les besoins du ménage en eau de pluie, on réservera l'eau de la citerne en priorité pour la boisson et la préparation des aliments, puis pour l'hygiène personnelle. Les autres usages, comme vaisselle et lessive, viennent après. Afin d'économiser l'eau de la citerne, on raccordera la chasse des WC et les robinets du jardin et du garage à titre permanent à l'eau de ville. On aura donc recours à l'eau de ville quand le niveau dans la citerne est très bas. Cette option est en contradiction avec celle préconisée par les techniciens des sociétés distributrices. Pour ces derniers, PLUVALOR, c'est le monde à l'envers. Ils sont choqués par le fait qu'on envoie dans les WC leur eau « potable » et que l'on boive l'eau de la citerne. Les options de priorité du système PLUVALOR ont une base scientifique solide. On peut aisément montrer que l'envoi de l'eau de pluie dans la chasse des WC est un gâchis sur le plan économique et environnemental.

A chacun son jugement en cette matière... Il ne faut cependant pas perdre de vue qu'en utilisant l'eau de pluie, on devient son propre fournisseur d'eau avec toute la responsabilité que cela comporte. De plus, contrairement à l'eau de ville, l'eau de pluie « ne coule pas de source ». Il faut apprendre à gérer une ressource certes renouvelable, mais limitée. Le système PLUVALOR demande aussi un certain entretien.

La pluviosité du lieu détermine évidemment la quantité d'eau récupérable. Dans le Sud de l'Europe où la pluviosité tourne autour de 500 mm/an, sur chaque m2 de toit on récupérera annuellement environ 500 litres. Dans les régions montagneuses la quantité d'eau récupérable peut atteindre 1400 litres/m2.an (moins les pertes par évaporation et par le trop-plein).

Pour voir le schéma général d'un système PLUVALOR, cliquer ici

Pour voir un système incorrect de collecte d'eau de pluie, cliquer ici.

Avant d'aborder les questions plus techniques du système PLUVALOR, il est essentiel de traiter du sujet plus général de la qualité de l'eau de pluie et de mettre en perspective les notions de l'eau potable (biocompatible) et à usage non alimentaire (sanitaire).

Pour continuer la lecture, aller au chapitre sur La qualité de l'eau de pluie dans une citerne

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